Les programmes pour premiers épisodes psychotiques (PPEP) sont des services d’intervention précoce visant à offrir un traitement intégré visant le rétablissement de tout jeune (12-35 ans) vivant des symptômes psychotiques pour la première fois. L’objectif principal est de réduire la durée de la psychose non traitée et de minimiser l’impact d’un premier épisode psychotique sur le jeune et son réseau.

Nos programmes souhaitent ainsi minimiser les perturbations dans la vie des adolescents et des jeunes adultes qui souffrent de psychose afin qu’ils puissent réintégrer et maintenir leurs rôles éducatifs, professionnels et sociaux. De plus, nous voulons minimiser l’impact sociétal de la psychose, y compris la réduction de la demande dans d’autres domaines de la santé mentale, systèmes de santé et de services sociaux et réduction des perturbations dans la vie des familles. Selon certaines études scientifiques, l’implantation de programmes relatifs aux premiers épisodes psychotiques (PPEP) permettrait la réduction des hospitalisations à un point tel que le coût net pour le réseau serait inchangé ou même inférieur, sans compter le gain de revenus occasionné par le maintien des activités scolaires ou professionnelles ou un retour à ces activités.

Les PPEP visent la reprise d’une trajectoire développementale normale pour les jeunes suivis dans leur service.

Afin de remplir leur mandat, les PPEP feront de la recherche active de la clientèle, que ce soit auprès des écoles ou de tout organisme fréquentés par les jeunes, et ce, afin de réduire au minimum la durée de psychose non traitée ainsi que les délais de prise en charge par le programme.

Le traitement offert, visant le rétablissement du jeune, se fera de façon intégrée avec les membres du réseau, dont la famille et tout partenaire qui joueraient un rôle important dans la réadaptation du jeune.

Les services offerts seront centrés sur les besoins, les forces et les aspirations du jeune afin de bâtir une alliance thérapeutique forte et aider le jeune à avoir une qualité de vie et un espoir réaliste en l’avenir.

Le suivi sera individualisé et adapté au stade de la psychose et aux besoins du jeune, que ce soit au niveau de l’horaire flexible (en dehors de ses heures d’école ou de travail), de l’intensité ou de la fréquence du suivi.